OPTIMUM - Observatoire photographique du territoire : images des mondes urbains en mutation (2017)

Scientific description

Résumé du projet

• Le postulat innovant qui fonde ce projet est de considérer qu’une pratique photographique ‒ émanant d’un artiste doué d’un savoir-faire et d’un regard singulier ‒ est à même de constituer un mode d’investigation et un outil de réflexion pour la géographie et l’aménagement du territoire (urbanisme, architecture). Les images, dans la mesure où elles sont reliées à un certain nombre de données, permettent de comprendre autrement certaines réalités spatiales et de soulever des questionnements neufs. De plus en plus nombreux sont aujourd’hui les photographes reconnus qui collaborent avec des sociologues, des géographes, des architectes, des urbanistes… afin de contribuer à l’étude et à la compréhension des évolutions des territoires.
• L’attention se portera particulièrement sur la « chôro-diversité» de l’agglomération stéphanoise, autrement dit sur l’hétérogénéité spatiale et temporelle des évolutions de son habitat : au côté de projets de démolition ou de reconstruction de dimensions relativement importantes, se manifeste en effet une multitude d’interventions fragmentaires, découlant de savoir-faire faiblement normalisés et de décisions éminemment localisées, qui contribuent à l’évolution du territoire. L’étude de ces phénomènes diversifiés, reposant sur la collaboration étroite de disciplines différentes, permettra d’envisager les transformations ultérieures des sites, de penser autrement des projets de construction ou de rénovation.
• Grâce à l’utilisation d’un appareil adéquat, aux images géolocalisées seront associées des métadonnées précisant la direction de prise de vue, l’ouverture du champ et l’inclinaison de l’axe optique. Ces renseignements ‒ associés par le biais de calculs algorithmiques à la prise en compte du contenu des images et des données géographiques ‒ permettront de cartographier les sites de manière innovante et de sélectionner, au sein du corpus iconographique rassemblé, les
images d’un même lieu faites de points de vue différents afin d’affiner la compréhension de l’aménagement.
• Informaticiens, spécialistes de la géographie, de l’esthétique et de la sociologie, photographes, architectes et urbanistes travailleront en étroite relation. Une plateforme web collaborative, sur laquelle les images réalisées seront placées en open data, sera élaborée ; son architecture innovante permettra des mises en relation d’images (selon des critères variés) à même de servir la réflexion collective. Une documentation très diversifiée pourra y être déposée afin que la recherche se développe, au travers de la libre disposition des images et des informations.

 

Actualités

Dans le cadre du projet OPTIMUM, le CIEREC organise un colloque les 22 et 23 novembre 2018 « Le Paysage temps photographié » Consulter l’appel à communication.

Les séminaires programmés :

Mercredi 28 mars 2018, de 14h à 18h
Lundi 30 avril 2018, de 14h à 18h
Mercredi 23 mai 2018, de 14h à 18h
Mercredi 27 juin 2018, de 14h à 18h
Jeudi 27 septembre 2018, de 14h à 18h
Jeudi 25 octobre 2018, de 14h à 18h

 

DESCRIPTIF SCIENTIFIQUE

Objectifs du projet :

Le projet OPTIMUM vise à expérimenter l’aptitude heuristique de la photographie pour la géographie, l’architecture et l’aménagement du territoire. L’observation photographique portera plus particulièrement sur l’évolution urbanistique, sur les cycles de démolition/réappropriation/construction comme sur l’hétérogénéité spatiale et temporelle des évolutions de l’habitat dans l’agglomération stéphanoise. Au côté d’entreprises de démolition ou de reconstruction de dimensions relativement importantes, se manifeste en effet, au sein de ce territoire, une multitude d’interventions fragmentaires, découlant de savoir-faire faiblement normalisés, qui contribuent à l’évolution des sites. Les relations et interférences entre ces différentes modalités de transformation des organisations spatiales seront questionnées par le biais de la prise de vue – l’organisation plastique des images travaillant à une exploration des sites concernés.

Méthodologie utilisée :

Grâce à l’utilisation d’un appareil adéquat, aux images géolocalisées seront associées des métadonnées précisant la direction de prise de vue, l’ouverture du champ et l’inclinaison de l’axe optique. Ces renseignements ‒ associés par le biais de calculs algorithmiques à la prise en compte du contenu des images et des données géographiques ‒ permettront de cartographier les sites de manière innovante et de sélectionner, au sein du corpus iconographique rassemblé, les images d’un même lieu faites de points de vue différents afin d’affiner la compréhension de l’aménagement.

Informaticiens, spécialistes de la géographie, de l’esthétique et de la sociologie, photographes, architectes et urbanistes travailleront en étroite relation. Une plateforme web collaborative, sur laquelle les images réalisées seront placées en open data, sera élaborée ; son architecture innovante permettra des mises en relation d’images (selon des critères variés) à même de servir la réflexion collective. Une documentation diversifiée pourra y être déposée afin que la recherche se développe, au travers de la libre disposition des images et des informations.

Résultats attendus :

  • La plateforme aura structurant pour la constitution d’une communauté de chercheurs travaillant sur la question.
  • Dans le même temps, elle pourra toucher un large public (étudiants de l’Université et de l’École d’architecture, mais potentiellement toutes les personnes intéressées).
  • Le projet permettra le développement innovant des ressources liées à la géolocalisation fines des images afin de permettre une cartographie des points de terrain ainsi que des modalités d’extraction de photographies d’un même objet réalisées à partir de points de vue différents.
  • Un colloque international sur le thème « Art photographique et aménagement des territoires » sera organisé en octobre 2018, ainsi qu’une exposition de photographies.
  • Un ouvrage sera publié aux éditions Filigranes en 2019, rassemblant images réalisées et études théoriques ‒ le tout découlant des réflexions engagées.

Poster