Journées d’études – Les pollutions en héritage : quelle résilience dans les territoires (post-)industriels ?

30 – 31 mars 2017 – Université Jean Monnet, site Denis Papin, salle A019

Ces journées d’études s’inscrivent dans le cadre du projet EMIR (Elision mais inexorabilité des risques), retenu par le programme « Risques, Décisions, Territoires » (RDT) du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, portant sur la question de la résilience urbaine. Dans cette perspective, le projet EMIR porté par l’UMR 5600 Environnement Ville et Sociétés (composante Université Jean Monnet Saint-Etienne) s’est intéressé aux territoires industriels confrontés à des situations environnementales extrêmement dégradées, dues en particulier à une importante pollution des sols. Grâce à plusieurs cas d’études, l’objectif était de saisir la notion de résilience « en creux », c’est-à-dire lorsque, face à des situations complexes et plurifactorielles, les acteurs locaux s’accommodent, ou peut-être se résignent. Souvent analysée comme vertueuse et volontariste, la résilience de territoires fragiles peut également renvoyer à des stratégies de gestion ordinaire.

A cet égard, les journées d’étude ont pour objectif de saisir les dynamiques de recomposition des territoires (post)-industriels marqués par des pollutions importantes, faisant peser des contraintes diverses sur les sociétés locales. Dans des contextes fragiles, l’existence de pollutions liées au passé industriel affecte en effet très directement les territoires sur le plan environnemental avec la dégradation de la qualité des sols et, encore parfois, des eaux. Cette affectation des sols n’est jamais déconnectée d’enjeux sociaux (notamment au travers des inégalités sociales d’exposition aux nuisances et pollutions), d’enjeux politiques (les éventuels « niveaux » de gestion des pollutions) ou encore d’enjeux symboliques (image – persistante et stigmatisante – de territoires déshérités). Ces pollutions sont variées dans leur nature et leur ampleur. Elles le sont aussi par leur degré de connaissance scientifique, leur reconnaissance institutionnelle et leur prise en charge politique. La pollution de l’eau ou encore la pollution atmosphérique sont des pollutions relativement connues et reconnues alors que d’autres types de pollution, comme la pollution des sols, font encore l’objet d’un processus lent de problématisation et de mise en visibilité. Toutes en revanche interrogent la capacité des sociétés locales, entendues ici au sens large (habitants, élus locaux, praticiens…) à prendre en compte et remédier (voire oublier) ces pollutions.

Les journées d’études, qui s’adressent aussi bien aux universitaires qu’aux praticiens, ont pour ambition d’explorer cette idée de résilience « par défaut » à travers plusieurs axes de réflexion, et ce dans une logique qui se veut à la fois globale et historicisée.

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